Le
rapport "Pochard" évoque la revendication de "
réduire le temps d'enseignement pour y inclure un temps de concertation , de coordination , d'échanges avec les parents" à la page
157.
La note 94 en bas de cette page précise très utilement : "
Ces propositions créerait [sic]
une
perte en potentiel d'enseignement de l'équivalent de 25 000 professeurs par heure en
moins..."
Sur la base de cette estimation , quel serait le surcoût annuel porté au budget de la Nation par 2 heures
de décharge d'enseignement pour les professeurs du secondaire, 3 heures pour les professsurs des écoles et les professeurs principaux, dans tous les établissements EP1, EP2, EP3 et "prévention
violence"?
Nous lançons un appel à "chiffrer" cette extrapolation, en équivalent temps plein et en coût. Les amateurs éclairés, les experts de toutes provenances
, les partisans d'une politique d'éducation vraiment ambitieuse pour les publics socialement défavorisés, devront porter ce chiffre pour
convaincre qu'il est raisonnable.
Il est temps de comparer précisément et méthodiquement ce coût et les changements qui en résulteraient avec les coûts induits par les choix
politiques et fiscaux du gouvernement depuis neuf mois et ce qui en a résulté en termes d'efficacité affichée
Une fois que les termes de cette comparaison seront plus nettement mis en débat dans l'opinion publique, il faudra remettre en perspective la succession de recommandations visant à améliorer
l'éducation prioritaire depuis une vingtaine d'années. Cet examen mettra en évidence lesquelles de ces recommandations sont les mieux partagées, les plus constantes et pourquoi elles ne sont à ce
jour pas plus appliquées qu'il ya trente ans.